Galerie Martagon

Depuis 1991 à raison de 3 ou 4 expositions personnelles, 2 à 3 expositions de groupe par an, par sa rigueur, ses expos hors les murs, ses participations aux foires SAGA, Art Jonction, ses expositions à thèmes, Hommage à Sade, La cuite, Postérieur, présentées par Guy Scarpetta sous l’appellation École de Malaucène, la galerie Martagon est devenue un lieu incontournable de la création contemporaine.




Maison Abandonnée [Villa Caméline] (Nice), [hors les murs] "les Primitifs d’en face"


Dessins et volumes

du 25 mai au 10 Juin 2012

Exposition hors les murs à la Maison Abandonnée [Villa Caméline] 40 av. Monplaisir - Nice

Avec :
Michel Barjol, Martin Caminiti, Sylvie Maurice, Claire Dantzer, Michel Houssin, Franck Lestard, Gérald Panighi, Frédéric Guinot
Dessins et volumes. Nous profiterons de la configuration de la Villa Cameline pour organiser un parcours où s’enchaîneront travaux en volumes et dessins : accueillis par les sculptures d’extérieurs (graines et pollens) de Sylvie Maurice, nous franchirons le premier palier avec les paysages de Michel Houssin voisinant avec les vélos et bouées de Martin Caminiti pour nous diriger vers les paysages rocailleux de Michel Barjol avec lesquels nous prendrons de l’altitude pour atteindre les escaliers accompagnés par les personnages burlesques de Fred Guinot. Arrivés au 1er étage les animaux de Franck Lestard nous imposent leurs présences dégoulinantes ; à côté sera-t-on conviés à des agapes cannibales de Claire Dantzer ? Un instant de repos chambre 3 en compagnie de Gérald Panighi essayer de ne pas se laisser perturber par ses dessins tachés, ses phrases incohérentes puis se laisser glisser dans la petite chambre rêver devant les installations de Sylvie Maurice.


Claire Dantzer

Claire Dantzer aborde la pratique artistique sur le mode de la gourmandise. Elle développe un rapport acharné, presque boulimique, dans des démarches plastiques qui mêlent chaque fois douceur charnelle et excès bestial. C’est dans cette tension, entre sensualité et animalité, que ses pièces entrent en bascule. C’est dans cette déchirure, ce moment où, dans l’image, la légèreté se dérobe, où la séduction vacille, où les masques tombent, que l’œuvre agit : une désillusion du merveilleux, un écart trouble. Procédant par protocoles performatifs à la fois maniaques et impulsifs, Claire Dantzer intègre, à travers et au-delà de son propre personnage, les histoires personnelles et mythes collectifs composant les dérèglements du désir. Répétitions frénétiques, montages bruts, cuts mis en boucle, sur-exploitation des effets rythmiques (accélérés et ralentis), elle manipule l’image comme les figures, et révèle les failles faisant violence au réel : une poussée en onirisme, une perturbation fictionnelle. Texte de Leïla Quillacq


Martin Caminiti

Des objets assemblés comme des mariages impossibles, ou plutôt des parties d’objets désarticulés, désossés et ré-assemblés pour former des sortes de machines inutiles et mystérieuses : une roue et une canne à pêche, etc. Qu’est-ce que veulent dire ces rencontres d’objets qui n’ont, a priori rien à voir entre eux ? Pourquoi ces assemblages ?
- D’abord, je me vois plus comme un "dessinateur dans l’espace" que comme un sculpteur. Ces cannes à pêche, fragiles et souples, je les utilise plus pour les lignes qu’elles m’apportent, avec leur pleins et leurs déliés, que pour l’objet lui même avec tout ce qu’il évoque. Elles sont avant tout utilisées pour leur qualité graphique. Ces objets en trois dimensions sont l’équivalent des traces que je pourrais laisser avec un pinceau chargé d’encre sur une feuille de papier. En effet, des lignes se dessinent, se chevauchent. En fermant des espaces, les cannes créent aussi d’autres formes, d’autres graphismes. Les fils métalliques tendus créent d’autres lignes plus fines, parfois à peine visibles qui peuvent évoquer les traits de construction d’un dessin. Ces assemblages, ces "collages" d’objets finissent, même si ce n’était pas le but initial, par évoquer des ossatures, des squelettes, des formes animalières, des insectes, et deviennent des silhouettes allusives. Les pièces au sol ont, en général, comme socle un objet entier ou détourné. Ces différents objets forment ainsi une sorte de vocabulaire dans lequel je puise à volonté. Je les articule, les assemble, les oppose, et c’est ensemble qu’ils prennent du sens.


Gérald Panighi

Avec Gérald Panighi il faut aimer le vide, nous pourrions dire que son travail est une suite de petites choses... à première vue peut être, effectivement de petits dessins semblent perdu dans l’immensité de la feuille, ce sont des vignettes empruntées à la bande dessinnée : un résultat hésitant, de loin nous pensons à une épreuve due à un système de reproduction archaïque. Toutes ses images sont tachées contournées entourées à l’huile de lin, traces d’acrylique et de poussière le tout ponctué par des phrases anodines piquées aux fait divers de la presse locale, volées à des discussions de comptoirs.


Sylvie Maurice

Sculptures graphiques : s’inspire de l’observation de formes végétales ou animales, des graines, des pollens, des coquillages, semences végétales portées par le vent, tissages métalliques, matériaux simples qui donnent naissance à de savants et subtils graphismes. Ce sont des suites de gestes empruntés à l’artisanat qui donnent ces effet bouleversants et contradictoires du poétique et du scientifique, une apparence laborieuse pour des pulsions jubilatoires


Franck Lestard

Le travail de Franck Lestard interroge tour à tour : l’icône, la vanité, la représentation, l’effacement, la dilution, et, ou par delà, la grande présence qu’ils dégagent, ces "portraits" d’animaux semblent toujours directement menacés par ce qui les a fait “naître”. Traités à l’encre et à l’aquarelle ils dégoulinent à l’image de ces glaçons menacés par la chaleur de l’été, portant en eux-mêmes et à l’instant même de leur apparaître, leur disparaître. Un apparaître et un disparaître que nous avons tous vécu en présence d’un animal sauvage où seule l’impression d’un "frôlement" persiste. Jean Marc Cerino


Frédéric Guinot

Ombres portées au stylo bille, il faut se détourner pour aller voir les ombres, elles nous appartiennent nous les ignorons. Ce sont des corps morts qui nous poursuivent et nous échappent. Le dessin fixe et contourne le réel, il nous suggère de la mémoire, nous renvoie à des images résiduelles : celles qu’il nous reste, celles qui nous suivent et que nous ne voyons plus.


Michel Houssin

Routes bordées de platanes ; c’est éprouvant de dessiner en bordure de route, pourtant il le faut bien... mais à chaque passage de voiture le déplacement d’air nous secoue. Pour un dessin réalisé en atelier je peux travailler des jours des semaines et des mois... l’abandonner et le retrouver bien des fois avant de prendre la toujours difficile décision de l’arrêter définitivement. Par contre pour les petits paysages dessinés dans la nature, je ne fais aucune pause et ne le retouche pas ça n’apporterait rien de plus. J’ai déjà essayé. L’exaltation ne dure que le temps du dessin. Elle est retombée le lendemain.


Michel Barjol

Que ce soit sur bois ou sur papier Michel Barjol s’exprime par le dessin. Fils de paysan, très tôt le paysage le questionne, plus tard il en fera son thème favoris. Depuis plus de trente ans il épure les paysages de la région du Mont Ventoux et des Baronnies, pour ne garder que les traces des failles, les chemins ; jamais l’homme n’apparaît, seul le souvenir de son passage reste inscrit dans sa mémoire. (Parcelles cultivées, chemins, plantations, ...)


Martin Caminiti Sylvie Maurice Claire Dantzer Franck Lestard Michel Houssin Michel Barjol Michel Barjol Michel Barjol Martin Caminiti & Michel Houssin Martin Caminiti Martin Caminiti Claire Dantzer Claire Dantzer Fred Guinot Fred Guinot Michel Houssin & Martin Caminiti Franck Lestard Franck Lestard (souscription 2011) Sylvie Maurice Sylvie Maurice