Galerie Martagon

Isa Barbier, Michel Barjol, Olivier Bartoletti, Martin Caminiti, Julien Cassignol, Max Charvolen, Philippe Chitarrini, Christine Crozat, Bill Culbert, Pip Culbert, Claire Dantzer, Nicolas Daubanes, Nicolas Desplats, Philippe Domergue, Bertrand Gadenne, Jean-Claude Guillaumon, Lina Jabbour, Sandra D. Lecoq, Marie-France Lejeune, Franck Lestard, Susanna Lehtinen, Collectif Susanna Lehtinen/Silvia Cabezas-Pizarro, Sylvie Maurice, Anne-Marie Pécheur, Jean-Yves Pennec, Étienne Pressager, Charlotte Pringuey-Cessac, Pascal Simonet, Christian Valverde




Philippe Domergue



Philippe Domergue

« La surface ne suffit pas » Lucio Fontana

Au départ il y a une passion, une fascination pour la photographie. La photographie comme processus, comme acte de réappropriation et de questionnement du réel. Ensuite un sentiment d’insatisfaction, de frustration due à une certaine insuffisance physique, plastique de l’image photographique : surface lisse, glacée, sans substance. Ce qui m’a conduit progressivement à un métissage des médiums, des techniques, des matériaux. Le constat enfin d’une image trop figée dans un monde de plus en plus mouvant et numérisé. De là m’est probablement venu le désir d’aborder la photographie de manière plus transversale, c’est à dire à travers le contexte d’un « régime général de l’image »(1) : photo, vidéo, écrans numériques...

Aujourd’hui mon travail se nourrit toujours de cette vision photographique du monde et d’actes comme recadrer, découper, mettre à plat... Mais j’y associe des éléments issus de notre environnement : fragments d’objets, matériaux de construction, éléments naturels, écrans numériques… Ma démarche artistique se situe au croisement de la photographie, de la sculpture, de l’installation et des nouvelles technologies de l’image. Elle relève autant du bricolage que d’une pratique philosophique de l’image. Une pratique qui hésite, qui doute, qui fait douter aussi car elle vise à interroger la distance, le décalage entre le réel et sa perception. Une « pratique de l’illusion »(2) qui teste nos capacités de discernement autant qu’elle explore les ressorts poétiques du dialogue entre l’image (au sens de Quentin Bajac(1)) et le monde physique.

J’aime chercher la profondeur dans la surface. Sculpter, mettre en matière la surface glacée de l’image photographique. J’aime l’idée d’une image physique, augmentée, d’ « une image qui devient objet, matière tangible, qui négocie avec son support »(3) ou avec son environnement. Oui j’aime cette idée d’une image en état de sculpture ou d’une sculpture en état d’image.

http://www.philippedomergue.fr/

http://maison-salvan.fr/ ?p=1524

(1) Quentin Bajac : « Les nouvelles frontières de la photographie » Qu’est ce que la photographie aujourd’hui ? Beaux Arts éditions 2009 (2) Eric Villagordo : L’artiste en action. Vers une sociologie de la pratique artistique, L’Harmattan, 2012 (3) Judicaël Lavrador : « L’image cabrée » Fondation Ricard, 2009


Fenetre au buis, Fenetre a la glycine, Fenetre tramee 1, Cascade 1, Cascade 1, Fontaine 1 et Fragments d'une foret 1,2,3, Fontaine 1, Fragments d'une foret 1,2 et 3, Fragments d'une foret 2, detail Sans titre, Sans titre, Euthymenes 1, Colonnades 2, Sans titre,