Galerie Martagon

Depuis 1991 à raison de 3 ou 4 expositions personnelles, 2 à 3 expositions de groupe par an, par sa rigueur, ses expos hors les murs, ses participations aux foires SAGA, Art Jonction, ses expositions à thèmes, Hommage à Sade, La cuite, Postérieur, présentées par Guy Scarpetta sous l’appellation École de Malaucène, la galerie Martagon est devenue un lieu incontournable de la création contemporaine.




Karim Ghelloussi


Dessins, installations et sculptures

du 6 Août au 12 Septembre 2010

Vernissage le vendredi 6 août 18h30
“Nonobstant les tours et détours, comme la confiture rejoint toujours le garde-manger, tu finis toujours par y glisser un petit mot qui n’et pas de toi et qui trouble par le souvenir qu’il réveille.”

Ou, comment d’une pratique naît une poétique qui, représentée, devient objet d’exposition...

la dimension onirique en sus

Soit un programme artistique d’investissement de la sculpture compréhensible en deux mouvements. Un premier mouvement, permanent, correspondant au temps de la pratique en tant qu’elle relève de l’expérience. c’est l’élaboration dans le cadre de l’atelier, fût-il symbolique, d’un ensemble de signes, de matériaux, de gestes, aussi de postures, qui vise à l’extension constante du domaine des possibles. S’y dessinent des ébauches de méthodes qui relèvent autant de l’exercice que de l’occurrence, avec en creux la volonté de défier la résistance du médium : introduction des arts mineurs, d’un horizon non-occidental, etc. Considérant que c’est la forme qui toujours génère du sens, et non l’inverse, posons, en un second mouvement, la représentation comme mode de médiation. La sculpture, instant de la représentation, agit alors comme pause (dans le temps) et pose (dans l’espace), du flux de l’expérience, et rend ainsi possible sa médiation. C’est dire qu’elle n’est qu’un au-deçà figé, ex-posé. La sculpture Arabesque me semble correspondre le plus évidemment à cet énoncé. Soit, le déploiement dans l’espace d’une ligne figurée par les volutes d’un rocking-chair semblant s’échapper d’une cafetière ciselée. Les éléments constituants ne sont que posés, maintenus dans un équilibre précaire qui rejoue l’instant figé. L’élémentarité du dispositif fait tension avec la multiplicité des images convoquées. C’est sur cette tension que s’articule la construction mentale, au sens où la grammaire est l’articulation d’un, discours.

“C’est vrai”, m’a-t-elle répondu en hochant la tête.

En me levant je glissais un dernier regard sur les chaises au soleil. Les jeunes gens étaient allés danser et les chaises demeuraient vides sous le soleil flamboyant. Une boisson quelconque avait été répandue sur la table et lançait des reflets brillants et menaçants.

Karim Ghelloussi, Bordighera, 3 mars 2002
http://www.galerie-issert.com/


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