Galerie Martagon

Depuis 1991 à raison de 3 ou 4 expositions personnelles, 2 à 3 expositions de groupe par an, par sa rigueur, ses expos hors les murs, ses participations aux foires SAGA, Art Jonction, ses expositions à thèmes, Hommage à Sade, La cuite, Postérieur, présentées par Guy Scarpetta sous l’appellation École de Malaucène, la galerie Martagon est devenue un lieu incontournable de la création contemporaine.




Charlotte Pringuey-Cessac


du 5 juillet au 8 septembre

vernissage samedi 11 juillet

Le travail de Charlotte Pringuey-Cessac est caractérisé par un lien fort entre sujet et moyen. Comme la première femme qui aurait peint, selon Pline l’Ancien, elle utilise un charbon - ou, plus précisément, parce que ces dessins sont autrement grands - un tas de charbons charbon. Les premiers témoignages de l’activité, sinon artistique, tout de même représentative de l’homme, sont des peintures murales. Avec des dessins d’arbre sur le mur, Charlotte Pringuey-Cessac s’inscrit dans la plus longue tradition de la peinture, qu’elle soit réelle comme Lascaux ou imaginée comme l’est probablement celle de Pline. Les premières pratiques picturales étaient certainement liées à des rites. Et lorsqu’on la voit travailler, seule, la nuit, lorsqu’on l’entend murmurer, gratter, il devient presque inévitable d’inscrire son travail dans cette tradition. Ce travail, n’est-il pas autant travail sur un objet que travail sur soi-même ? Avec son éponge naturelle, elle efface jusqu’au moment où les repentirs sont aussi importants que les traits : les traces d’effacement font eux-mêmes partie intégrante du tout.

Klaus Speidel, critique d’art, Exposition "Ne pas toucher au contour", 2006


GHILLIE GHILLIE 1 ghillie ghillie 3 ghillie ghillie 4 Gommes en suspens