Galerie Martagon

Depuis 1991 à raison de 3 ou 4 expositions personnelles, 2 à 3 expositions de groupe par an, par sa rigueur, ses expos hors les murs, ses participations aux foires SAGA, Art Jonction, ses expositions à thèmes, Hommage à Sade, La cuite, Postérieur, présentées par Guy Scarpetta sous l’appellation École de Malaucène, la galerie Martagon est devenue un lieu incontournable de la création contemporaine.




Bill Culbert


“Par hasard”.

du 16 octobre au 14 novembre 2010.


Vernissage le samedi 16 octobre 2010 dès 18h

Bill Culbert est né en 1935 en Nouvelle-Zélande. En 1961, il s’installe dans le Lubéron et partage depuis son temps entre la Provence, Londres et la Nouvelle-Zélande. Ces allers-retours ont influencé sa pratique, autant par les éléments constitutifs de chaque lieu où il peut facilement trouver les matériaux propres à sa pratique. Le travail de Bill Culbert associe la lumière et la photographie et fait référence à l’énergie, naturelle ou électrique à travers l’utilisation des matériaux de rebus et de récupération. Son goût pour les objets incongrus, les déplacements de champs, les associations d’objets et d’idées donnent vie à des arrangements étranges, poétiques et souvent jubilatoires.

Observateur avisé d’une réalité parfois surprenante Bill Culbert décide de mettre en scène certains évènements auxquels l’oeil ne prête plus garde. La mise en évidence de certaines illusions optiques s’articule souvent autour d’objets de récupération. Mais le fil conducteur de son travail reste l’attrait pour ces phénomènes magiques déclenchés par la lumière.

La lumière comme instrument

A la fin des années 60 Bill Culbert passe de la peinture à la lumière. Franchir ce pas s’impose logiquement à lui du fait de son observation des phénomènes lumineux et de leur impossible appropriation, selon lui, par la peinture. L’artiste photographie des objets de récupération qui constituent des instruments ou des supports déclencheurs d’illusions optiques surprenantes. Il n’ invente pas l’artifice visuel mais le met simplement en situation, le souligne. Son travail se construit également autour d’installations utilisant des éléments luminescents tels que des néons. En associant la lumière aux objets de récupération (tables, chaises, outils, portière de 2CV, etc) il accentue le contraste entre la matérialité "crasseuse" de l’objet et l’aspect "propre" de la lumière. En ce sens il rejoint l’intention d’autres artistes de la Nouvelle Sculpture Anglaise (Mach, Cragg, Woodrow, ...) qui réutilisent des débris industriels pour mettre l’accent sur un contexte économique surproducteur de biens et de donc de déchets.